Alors que s’ouvre à New-York le sommet de l’ONU sur le climat, la population a décidé de réveiller les dirigeants du monde sur les questions climatiques. Ils étaient plusieurs centaines lundi 21 septembre sur la butte Montmartre, à Paris, à faire sonner leur téléphone portable ou leur réveil pour alerter les politiques.
L’agroforesterie est une activité associant sur les mêmes parcelles une vocation mixte de production agricole annuelle (cultures, pâture) et de production différée à long terme par les arbres (bois, services). Obtenue soit par plantation sur des parcelles agricoles, soit par intervention (éclaircie notamment) sur des parcelles boisées. Les parcelles cultivables portant des cultures agricoles intercalaires et des arbres forestiers correspondent à l’agrisylviculture, les parcelles boisées avec de l’herbe et un sous bois pâturés au sylvopastoralisme.
Atouts de l’agroforesterie
Les parcelles agroforestières représentent un mode de mise en valeur parcellaire distinct des parcelles agricoles et forestières traditionnelles. Elles tirent parti de la complémentarité des arbres et des cultures pour mieux valoriser les ressources du milieu. Il s’agit de pratiques respectueuses de l’environnement, et ayant un intérêt paysager évident. Des formes modernes performantes d’agroforesterie sont possibles, adaptées aux contraintes de la mécanisation. Pour l’exploitant agricole, la parcelle agroforestière reste incluse dans son outil de production, et génère des revenus continus, ce qui n’est pas le cas d’un boisement en plein de terres agricoles.
L’agroforesterie est une pratique parcellaire qui correspond à des logiques d’exploitation agricole favorisant la diversification des activités et une meilleure valorisation des ressources du milieu. Les pratiques agroforestières ont des avantages intéressants sur trois plans : Continue reading « Agroforesterie : cultiver autrement »
Ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des « Guerrilla Gardeners ». Armés de pelles et de râteaux, ces activistes ont décidé de réintroduire des espaces verts par la force dans nos cités.
Le « Guerilla Guardening », ou jardinage illégal, est né aux Etats-Unis à la fin des années 70 lorsqu’un groupe baptisé les « Green Guerrillas » a converti une zone abandonnée de Manhattan en jardin communautaire.
Récupéré il y quatre ans par le Londonien Richard Reynolds, le mouvement de rébellion mi-écologique mi-esthétique fait maintenant des émules dans le monde entier. A Rome, Dublin ou Cape Town, des citadins en mal de nature refleurissent les espaces urbains à l’abandon en y replantant des fleurs ornementales ou sauvages.
Les plus audacieux de ces militants-jardiniers investissent de nuit les terre-pleins du réseau routier, jouant à cache-cache avec la police. Les moins téméraires se baladent simplement avec un paquet de graines qu’ils sèment discrètement sur le chemin du travail.
« Neuf mille Guerrilla Gardeners du monde entier sont inscrits sur mon site »
Richard Reynolds, 32 ans, est publicitaire en freelance. Londonien originaire de la région rurale du North Devon, il a lancé le blog des Guerrilla Gardeners en 2004.
Avant que je lance mon blog, les Guerrilla Gardeners existaient, mais il s’agissait d’initiatives dispersées. Le site a permis de connecter les activistes entre eux. Moi, je collecte des informations, je donne des idées, comme la recette du ‘seed bombing‘ qui permet de faire pousser des plantes dans les lieux difficiles. Aujourd’hui, 9 000 Guerrilla Gardeners du monde entier y sont inscrits.
Notre démarche peut parfois devenir politique. Lors de notre dernière action, lundi, une soixantaine d’entre nous se sont retrouvés à l’aéroport d’Heathrow pour une journée de jardinage. C’était notre moyen de dire non à l’expansion de la zone de l’aéroport. Avec des militants de Greenpeace, nous avons planté des fleurs récupérées après le salon de l’horticulture de Chelsea pour les replanter devant l’aéroport.
Le plus souvent, les policiers nous ignorent. Mais il arrive que l’on prenne des amendes ou qu’on nous empêche de filmer notre travail. Jusqu’à présent, la police n’a jamais détruit nos plantations. Nous nous concentrons sur les espaces à l’abandon, donc les propriétaires n’ont pas vraiment de raisons de déterrer nos plants. Mais deux de mes jardins ont disparu, un à cause d’une reconfiguration de la route, l’autre après la construction d’un nouveau bloc d’immeubles. »
Les racines du phénomène
Le jardinage clandestin est une pratique centenaire dont les origines sont difficiles à établir. Selon David Tracey, elle a fait sa première apparition dans les livres d’histoire il y a plus de 300 ans, alors que le Britannique Gerrard Winstanley, à la tête des Diggers (les «Bêcheurs»), défendait le droit de travailler la terre sans le consentement des propriétaires terriens et sans leur payer de redevances. Le groupe cultivait les terres inutilisées des nobles autour de Londres pour nourrir les démunis.
Le manifeste laissé par les Diggers a semé le germe de la résistance chez certains environnementalistes américains qui s’en sont inspirés, dans les années 1960, pour revendiquer un terrain vague près de l’Université de Berkeley, en Californie. Ce n’est qu’en 1973 que le mot «guérilla» s’est greffé aux préceptes d’une rébellion horticole. L’artiste new-yorkaise Liz Christy a alors fondé le groupe Green Guerillas et converti un lot abandonné de Manhattan en un jardin communautaire, dont la vocation demeure inchangée à ce jour.
La guérilla jardinière s’est propagée aux quatre coins du monde, mais sa trajectoire anarchique et underground la rend difficile à cerner. Certaines factions, craignant les arrestations, agissent dans l’anonymat. Le mouvement n’a ni leader ni marche à suivre et ses objectifs varient selon les interventions. Pour ceux qui ne mangent pas à leur faim, la revendication du droit à la terre prend une signification politique. Dans les pays plus riches, elle relève plutôt d’un souci environnementaliste.
On peut déjà rejoindre l’embryon de groupe qui existe déjà à Paris et à Toulouse.
Les changements climatiques inquiètent, les espèces s’éteignent, les ressources s’épuisent, les villes s’étendent. A travers un jeu de miroirs et de contrastes entre cette nature miraculeuse et l’obsession de l’homme à vouloir la dompter, Nous resterons sur Terre regarde la planète d’aujourd’hui dans les yeux et dresse l’état des lieux d’une harmonie qui vacille.
Pouvons-nous inverser le cours des choses ? Le voulons nous vraiment ?
Avec l’environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai, ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre.
Face aux changements climatiques, économiques et sociaux, les agronomes examinent, à l’échelle du globe terrestre, de nouvelles voies pour l’agriculture. Leur but est de développer, pour et avec les agriculteurs, des solutions pour chaque situation, qui peuvent être adoptées rapidement, en particulier par les plus pauvres.
Principe :
Différentes pratiques basées sur le non labour, les plantes de couvertures, le semis direct, etc… ont été étudiées dans le monde. Le Cirad et ses partenaires, en particulier L. Séguy au Brésil, ont développé des systèmes basés sur le semis direct sur couverture végétale permanente du sol, imitant l’écosystème forestier tout en accroissant la production des plantes.
Dans ces systèmes, le sol n’est jamais travaillé et une couverture morte ou vivante est maintenue en permanence. Les pailles proviennent des résidus de cultures, de cultures intercalaires ou de cultures dérobées utilisées comme «pompes biologiques». Ces plantes ont des systèmes racinaires puissants et profonds et peuvent recycler les nutriments des horizons profonds vers la surface, où ils peuvent être utilisés par les cultures principales. Continue reading « Vers une agriculture durable : le semis direct sur couverture permanente »
De gauche à droite, le regard embrasse une station de ski posée sur des montagnes enneigées, une plaine agricole entrecoupée de forêts, puis une ville avec ses quartiers résidentiels, son centre d’affaires et ses industries, ses centrales électriques et sa décharge… Enfin l’océan, bordé par les ports et la plage. Ce décor imaginaire, c’est le monde interactif de Clim’City, une exposition virtuelle sur la lutte contre le changement climatique doublée d’un jeu gratuit en ligne, grâce à qui chacun peut se prendre pour Al Gore et se confronter au casse-tête du développement durable. Déjà jouable sur Internet (www.cap-sciences.net), cet outil éducatif doit être distribué en DVD dans les collèges et lycées aquitains en janvier : le programme a été imaginé par Cap Sciences, le centre de culture scientifique d’Aquitaine.
La situation de départ est connue : c’est la nôtre ! Des bâtiments mal isolés, des transports basés sur la voiture et le camion, des industries polluantes, une consommation effrénée d’énergies fossiles et une émission massive de gaz à effet de serre. “Les chiffres sont réalistes. Nous avons transposé les statistiques françaises à une agglomération de 115 000 habitants. Comme dans la réalité, si l’on ne fait rien, la situation empire”, explique Eric Gorman, concepteur du programme. Continue reading « Clim’City, une ville durable au bout de la souris »
Ayant largement diffusé l’information de la sortie de ce film sur mon blog, je me retrouve avec beaucoup de mails de personnes qui souhaitent savoir dans quelle ville elles peuvent voir le film. Je vous propose donc ce billet qui comportera la liste fréquement mise à jour des salles qui diffusent le film et les villes qui organisent des conférences-débat :
Bonne nouvelle ! Le film va sortir en Suisse et en Belgique !!
1- Liste des salles qui diffusent le film (par région) :
REGION PARISIENNE
Paris : mk2 Beaubourg, Les 7 Parnassiens, Le Reflet Medicis
Massy : Cinémassy,
Ris Orangis : Les Cinoches
Noisy
Pontault Combault : Apollo,
Lagny sur Marne : Le Cinq
C’est grace au film « Sans terres et sans reproches » que j’ai découvert un excellent moyen de cultiver les sols de manière écologique grace au BRF (Bois Raméal Fragmenté) utilisé par Jacky Dupety.
Cultivant les terres drainantes d’une combe sur les Causses du Quercy, je cherchais un moyen d’humifier le sol.
Après avoir trouvé les coordonnées du comité Jean Pain en Belgique, j’accédais à la documentation publiée par le Professeur Lemieux et le Groupe de Coordination sur le Bois Raméaux, de l’université de Laval.
Après la lecture de quelques documents, la simplicité de la technique et la complexité des phénomènes mis en oeuvre, je décidais de passer à la mise en oeuvre.
Alors le Bois Raméal Fragmenté, qu’est ce que c’est: il ne faut pas faire de confusion, ce ne sont pas des copeaux, ni de la sciure, ni des déchets de menuiserie. C’est du bois VIVANT, c’est à dire, encore en sève, que l’on va prélever sur les arbres en les taillant, ou tout simplement en entretenant les haies ou les arbres fruitiers.Une autre solution consiste à trouver une entreprise d’entretien des parcs et jardins, qui est obligée de broyer ses « déchets » et de payer pour les mettre en décharge, alors les Pages Jaunes de l’annuaire…..
Lorsque l’on est décidé à le faire soi-même, il faut se dire que l’on va réaliser les trois opérations très rapidement : couper les branches, les broyer et les épandre sur le sol. Selon la surface à ensemencer, ça prendra plus ou moins de temps, mais bon, ça se fait en hiver, et ça réchauffe !!
Il faut choisir des branches d’un diamètre inférieur à 7 cm et plutôt d’essences locales. Sur les Causses c’est le chêne qui domine et c’est tant mieux car il est riche en tanins.
Le quartier était déjà construit (il date de 1950), et abritait pas mal de problèmes, non seulement au niveau social, mais également au niveau environnemental. Les eaux de pluie par exemple posaient problème, et inondaient souvent le quartier. Pour repenser le quartier de manière globale, on a demandé à la population de s’investir, puisqu’elle y habitait déjà.
Pour gérer les eaux de pluie, on a construit des canaux et des petits bassins dans le quartier, où les enfants peuvent jouer. Suite à une idée des habitants, des galets tapissent le fond des petits canaux, ce qui permet d’oxygéner l’eau et de trier les feuilles. Le bassin est ainsi beaucoup plus propre. Continue reading « Augustenborg, de la réhabilitation écologique vers un renouveau social ? »
Je vous encourage à venir découvrir le One Woman Show de Charlotte Normand qui se produit en ce moment tous les jeudi au Théatre Popul’air à Paris dans le 20ème.
Cette jeune comédienne certifiée 100% bio nous fait entrer dans son « uni-vert ». Sur un ton dynamique et un brin ironique, elle aborde différents thèmes éco-logiques.
Ne pas se laver pour économiser l’eau ? Tout plaquer pour élever des chèvres dans le Larzac et faire du fromage bio ? Ca pourrait être ça. Mais c’est plus que ça. Et surtout, ça peut être plus drôle que ça !
L’association Les Amis de la Terre vient de lancer le prix Pinocchio du développement durable 2008. Comme on peut s’en douter, il ne s’agit pas d’une occasion parmi d’autres de décerner des récompenses pour des initiatives allant dans le sens d’un développement durable, mais au contraire de dénoncer les entreprises présentant des contradictions criantes entre leurs discours et leurs pratiques. Les Amis de la Terre, assocation française créée en 1970, mène des actions pour la protection de l’Homme et de l’environnement: ses campagnes concernent les changements climatiques, la protection des forêts tropicales, l’agriculture biologique, les énergies propres et durables, la consommation responsable, etc. Continue reading « Le Prix Pinocchio pour les entreprises non responsables »
Vous êtes de plus en plus nombreux à être sensibles à votre consommation pour le bien être de notre planète. Mais comment agir de manière responsable durant la période de noël ? La fin de l’année est la période de surconsommation par excellence. Je vais essayer de vous donner quelques idées.
Les jouets
Tout d’abord, commençons par les jouets. Un enfant reçoit environ 8 jouets à Noël. Mais combien en utilise t-il vraiment au bout de deux semaines ? Mieux vaut choisir un cadeau de qualité plutôt que plusieurs qui ne servent jamais ou qui terminent à la poubelle car de mauvaise qualité. J’attire votre attention sur le fait que cette surconsommation de jouets entraine de graves conséquences en Chine. Les ouvriers commencent à faire des heures supplémentaires à partir de juin, sous des cadences infernales et donc sous stress. Nombreux sont les accidents de travail graves à cette période (mains ou bras sectionnées par les presses à cause la fatigue…). Ca c’est pour les entreprises les moins pires. Les pires se sont les usines de jouets low-cost qui sont fabriqués dans les goulags laogai. Ils sont reconnaissables par leur odeur particulière de carton pourri. On y retrouve même des sécrétions corporelles (sueur, urines, excréments…) qui témoignent de la vétusté des conditions de travail de ces pauvres ouvriers. Donc pas de voiture téléguidée à 5 euros svp ! Continue reading « Un Noël responsable »
Serge ORRU, Directeur du WWF France était présent à l’Université de la Terre le 18 octobre 2008 à l’UNESCO.
Il participait au débat de la conférence « Le progrès dans un monde sans pétrole ».
Le WWF est l’auteur d’une vision du monde énergétique à l’horizon 2050 et est convaincu qu’il est possible de répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité avec des technologies d’économie d’énergie et des sources véritablement écologiques.